Art/Expos
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 A l’heure où Lyon Poche s’intéresse au futur de Lyon, le plus lyonnais des peintres, visionnaire et architecte des images, Jean Couty expose une cinquantaine de peintures et de multiples représentations de Lyon à l’agence LCL rue de la République.
On peut être à la fois l’un des grands peintres, de l’école française, témoin de son temps et perdurer dans le Lyon d’aujourd’hui et de demain. Jean Couty (1907-1991) est indémodable, figuratif, solidement amarré entre Rhône et Saône et aurait sûrement été passionné par les transformations de Lyon, de “la Confluence” et ses gestes architecturaux majeurs à la skyline de la Part-Dieu en devenir ! Parmi les toiles exposées , “Lyon la nuit” , “la Saône et la Croix Rousse”, “le pont Bonaparte avec Saint Jean” raviront les amoureux de leur ville et amateurs de ses belles représentations.
Jusqu’au 13 septembre.
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 Le Musée de l’Imprimerie vit à l’heure des “Transatlantiques” sous l’angle de l’épopée graphique des paquebots de légende ; une expo valorisant tous les documents écrits qui ont marqué la vie des grands paquebots : étiquettes de bagages, menus, documents administratifs, plaquettes de luxe.
Aux Archives municipales, “Lyon L’Internationale” témoigne des efforts de la ville pour exister hors la métropole ! Puis une expo “Lyon et l’Olympisme” débute le 15 mai ; saviez-vous que la piscine des quais du Rhône fut construite par le Maire Pradel pour faciliter la Candidature de Lyon aux Jeux de 1968 ? Le sport olympique a lui aussi changé de
dimension. A ne pas louper le belle expo photo de “la Sucrière”, consacrée aux travaux d’Erwin Olaf.
Restent quelques jours (jusqu’au 5 mai) pour découvrir et admirer le style unique de  Cyprien Tokoudagba, une petite vingtaine de toiles et sculptures représentant les différents rois et dieux de la cosmogonie béninoise. Vaut le voyage du 150 cours Gambetta !
Gadagne Musées s’intéresse à “Lyon, la rivière, le fleuve”. Lyon était presqu’une île avant d’être Presqu’île... Avant de valoriser sa Confluence. On est dans l’actualité !
Enfin, les deux expos de la région qui nous paraissent les plus importantes : “Transformations” par Vincent Lamouroux au “Plateau” du nouvel Hôtel de la Région et jusqu’au 9 juin, l’expo Giacometti du Musée de Grenoble : près de 70 sculptures, peintures, œuvres graphiques et photographies sont présentées au public.
photo : Vincent Lamouroux, AR. 07, 2008. Vue de l'exposition Fabricateurs d’espaces, 2008, Institut d'art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes - © Blaise Adilon.
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Déjà la 9e édition de la Nuit européenne des Musées ! Avouons que découvrir un musée à des heures décalées donc propices au mystère excite notre curiosité. On peut par exemple débuter son parcours à Fourvière, en assistant à un spectacle de danse (en partenariat avec la Maison de la Danse)  au Musée Gallo romain de Fourvière. Le 18 mai, plus de 3 000 musées en Europe et plus de 1 300 en France vont ouvrir leurs portes, gratuitement la plupart du temps. Idéal pour découvrir les collections le jour (ou plutôt la nuit) où des animations musique, danse, art contemporain ou lectures et contes gomment l’aspect institutionnel et savant des musées. Pour la 1re fois les scolaires sont associés avec l’espoir secret qu’ils deviennent “les passeurs de culture” et transmetteurs de savoir à leur famille ou à leurs proches. Mais cela est une autre histoire !

Emotions - Installations by Erwin Olaf till 2012

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Emotions - Installations by Erwin Olaf till 2012
Connu pour ses photographies aux accents sixties’, il est le créateur d’un univers extrêmement riche : chaque cliché est la trace d’un monde composé entre installation et vidéo. C’est ce caractère polymorphe qu’ont choisi de présenter La Sucrière et l’artiste pour l’exposition « Emotions ». L'artiste présente plusieurs installations photographies et vidéos, réalisées entre 2001 et 2012. Il suffit d'un seul regard et le spectateur plonge dans son oeuvre à l’univers si particulier. Dans des images perfectionnées à l’extrême, la beauté des traits laisse filtrer des sujets dérangeants, souvent tabous. La plastique idéalisée des femmes évoluant dans leurs intérieurs domestiques sans faille apparente, s’évapore devant la décadence de ce bonheur matériel. Par exemple, Le Dernier Cri (2006) dans un futur imaginé serait de s’incruster des prothèses sous la peau du visage. Les victimes de cette nouvelle perfection en perdent toute leur essence et s’attachent à une terrible superficialité, simulacre d’un épanouissement intérieur. Olaf donne à voir des vies de famille glaçantes, où les non-dits et les perversions de chacun évoluent en écho aux propres tabous du spectateur. Dans Separation (2003), les membres d'une famille sont vêtus d’un latex noir qui leur couvre jusqu’aux traits, et donne le ton à cette série inhabituellement sombre. La séparation d’avec le père intervient dans le passage de la vidéo à la photo, qui fait poser une mère et son enfant sans qu’ils puissent se regarder, qui se touchent sans se sentir, vêtus de cet uniforme de plastique qui signifie l'étanchéité de leurs sentiments.


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