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Guerin-Serle-Forsythe

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Guerin-Serle-Forsythe
À la question de savoir ce que peut apporter un chorégraphe actuel à une institution comme le Ballet de l’Opéra de Lyon, Yorgos Loukos son directeur artistique parle « d’un apprentissage permanent ». Et ne cache pas que si les interprètes cherchent parfois leur « chemin », au final « les pièces y gagnent car ces danseurs sont de vrais artistes ». Cette saison, deux créateurs vont confronter leur univers à la maison lyonnaise. Lucy Guerin aujourd’hui basée à Melbourne s’est fait connaître au cours des années 2000 par son engagement physique, une approche du mouvement où la vidéo, le son, le texte structurent l’architecture des corps. Dans le courant des années 90, Lucy Guerin alors installée à New York, danse avec Tere O’Connor ou Bebe Miller. Solemn Pink, Two Lies, deux de ses chorégraphies sont amplement saluées par la profession. Héritière des post-modern d’une certaine manière, l’australienne développe une virtuosité certaine qui se joue de la simple abstraction. Lucy Guerin aime le mouvement pour ce qu’il révèle et ce qu’il cache. A Lyon, elle viendra à la rencontre d’une compagnie pionnière dans ces échanges souvent fructueux.
Lee Serle est une autre révélation des Antipodes. Après sa formation en tant qu’interprète au Victorian College of Arts Melbourne), il a collaboré avec Chunky Move ou... Lucy Guerin INC, deux compagnies en vue de la scène locale. Après une année 2011 passée aux côtés de Trisha Brown dont il a intégré la compagnie le temps de cette saison fastueuse, Lee Serle a présenté à New York P.O.V. Dans ce quatuor aux allures de création déstructurée se jouant de l’espace de la New York Public Library, il démontrait son sens de l’espace, sa rigueur dans l’écriture du geste. Du style « Brownien», Lee Serle a gardé la fluidité des échanges : d’autres influences plus européennes semblent pénétrer sa danse. A la vue de ces prémices, on devine le talent à venir. Lee Serle affirme vouloir découvrir ce que le monde a à lui offrir. «I want to extend myself artistically». Nul doute que l’Opéra de Lyon sera pour ce jeune artiste un nouveau port d’attache. En regard de ces aventures australes, la compagnie donnera un bijou de William Forsythe, One Flat Thing, Reproduced. Dans une scénographie faite de tables rangées, les danseurs se glissent entre les espaces, imaginent des circulations inédites, brodent des motifs chorégraphiques virtuoses. Une pièce majeure de l’américain dans l’écrin de l’Opéra de Lyon. Royal.


Union Tanguera - Nuit Blanche

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Union Tanguera - Nuit Blanche
Profondément sensuelle, poétique et violente, Nuit Blanche se concentre sur l’essentiel de cette soirée à nulle autre pareille : la solitude, le désir d’être aimé, enlacé, le besoin viscéral de communiquer et de ressentir l’ivresse. Pour cette nouvelle création, la compagnie francoargentine, basée à Lyon, a choisi le métissage. Ici, danse contemporaine et monde tanguero se rapprochent et se frôlent. Sur scène, les corps se cherchent et se trouvent. La présence d’un quatuor enveloppe les couples et accélère les pulsations cardiaques. Un long friiiiiisson parcourt la salle ! Le vendredi, à l’issue du spectacle, le RADIANT-BELLEVUE prendra son envol pour Bueno Aires où la nuit sera aux couleurs d’un bal Tanguera.


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