Esther - Forum
Forum
Bienvenue, Invité
Merci de vous identifier ou de vous inscrire.    Mot de passe perdu?
Esther (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
Aller en bas Répondre Ajouté aux favoris : 0
SUJET: Esther
#5259
Angus (Modérateur)
Modérateur
Messages: 191
graph
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Esther Il y a 6 Mois, 3 Semaines Karma: 2  
Décidément, les enfants tueurs sont à la mode cette année : voilà un bon complément à THE CHILDREN, en moins dur, en moins sobre. Jaume Collet-Serra, déjà réalisateur talentueux du sous-estimé LA MAISON DE CIRE, trouve d’emblée le ton juste, entre émotion et épouvante, drame psychologique et thriller oppressant. L’interprétation est remarquable du début à la fin et la photographie très soignée, jusqu’au moindre plan. Le scénario fait habilement monter la tension et nous réserve de vrais moments de cinéma de genre, contrairement à l’approche trop pudique qu’on pouvait redouter au vu des déclarations du réalisateur : ESTHER offre son lot de meurtres brutaux, qui sont autant de coups de poing à l’estomac, et de scènes de frayeur pure, autant dire qu’à aucun moment on ne se sent lésé dans ses attentes. Dès la première scène – un accouchement éprouvant comme le cinéma d’horreur sait en offrir –, on est conquis, happé, captivé. Et jamais, ensuite, le charme ne se brise. La relation d’Esther et de sa sœur adoptive atteint progressivement des sommets d’ambiguïté malsaine : manipulation, chantage affectif, perversion de l’innocence, tout cela fait froid dans le dos. On peut certes reprocher au cinéaste de chercher un peu la facilité en s’escrimant inutilement à nous faire sursauter de temps en temps, mais c’est peu de chose au regard de la gestion impeccable du climat trouble, et de la qualité de l’ensemble du métrage. Quant au drame que vit la mère, de plus en plus isolée face à une vérité inacceptable, de plus en plus soupçonnée elle-même, il est conduit avec une crédibilité exemplaire. Reste l’inévitable « twist » du dernier acte, pour une fois très bienvenu (alors que le plus souvent, le procédé relève de l’esbroufe prétentieuse) : on peut certes déplorer qu’il édulcore un peu l’intrigue, qu’il atténue le scandale par une ruse « politiquement correcte », mais on est surtout frappé par sa cohérence et sa rigueur. Soudain plusieurs détails épars trouvent tout leur sens et s’intègrent dans une unité solide. Au final, ESTHER est incontestablement l’une des grandes réussites de l’année dans le genre horrifique.
Entrez le code ici   
Bien qu'aucun code ou smiley ne soient montrés, ils sont utilisables.
 
  Reply Quote
Revenir en haut Répondre
Développé par FireBoardObtenir les derniers messages directement sur votre PC