Une formule qui résume parfaitement l’esprit d’une saison 2026-2027 où les frontières artistiques, culturelles et sensibles ne sont plus des limites, mais des espaces de rencontre. Théâtre, danse, musique, magie nouvelle, cirque ou théâtre d’objet dialoguent ainsi tout au long d’un parcours composé de dix-sept rendez-vous qui interrogent notre époque autant qu’ils célèbrent l’émotion partagée.
"Le déséquilibre est le début de toute traversée", écrit la directrice Marianne Mathieu. Une profession de foi qui irrigue l’ensemble de la programmation. Dès l’automne, Géométrie Variable de la Compagnie du Faro ouvrira cette réflexion en mêlant théâtre et magie nouvelle pour interroger notre rapport à la vérité. Quelques semaines plus tard, France-Fiction proposera une relecture impertinente de l’Histoire, tandis que Morceau de chair explorera les questions de transmission et de mémoire à travers un théâtre profondément humain.
Cette saison accorde également une place importante aux récits qui interrogent notre rapport au monde. Avec De la nécessité de la gravité, la compagnie OPOPOP abordera les enjeux climatiques à travers le cirque et le jonglage, dans une forme ludique et accessible. Plus tard, Nos Jardins reviendra sur ce qui nous relie à nos racines, quand Kheir Inch’Allah portera un regard sensible sur les questions d’identité et de coexistence.
Le Théâtre Jean Marais poursuit par ailleurs son travail d’ouverture aux formes hybrides. La danse, le théâtre et la musique se rencontreront dans SLOW, spectacle qui fait de la lenteur un acte de résistance face à l’accélération permanente du monde contemporain. Le théâtre musical trouvera aussi sa place avec Dôme ou encore La Collection, tandis que ASTRAT explorera les possibilités poétiques du jonglage contemporain.
La musique traversera également la saison de multiples façons. Le festival Saint-Fons Jazz 2027 retrouvera naturellement sa place en janvier, tandis que plusieurs spectacles mettront la musique au cœur de leur dramaturgie. Parmi eux, Yoko & John, chambre 1742 reviendra sur l’utopie pacifiste portée par le célèbre couple, tandis que Mustang convoquera l’énergie du rock dans une forme mêlant théâtre d’objet et concert. Quant aux Voix de Carmen, accueillies à la Machinerie de Vénissieux, elles proposeront une relecture singulière de l’héroïne imaginée par Bizet.
Cette programmation accorde enfin une place importante aux récits collectifs et aux questions de filiation. Les Descendants, Cowboy ou indien ? ou encore J’oublie tout viendront nourrir cette réflexion sur les héritages, les identités et les liens qui unissent les générations.
Au fil des mois, le Théâtre Jean Marais confirme ainsi sa volonté d’être un lieu de dialogue entre les disciplines et les publics. Une scène où l’art devient autant un espace de réflexion qu’un terrain d’émotions, de découvertes et de rencontres.
Une saison qui invite à accepter le vertige, à traverser les frontières et à se laisser surprendre par ce qui naît lorsque les formes, les idées et les sensibilités se rencontrent.