L’Élixir d’amour : Donizetti en antidote lyrique à la grisaille

L’Élixir d’amour : Donizetti en antidote lyrique à la grisaille

La Cie Z’Opéra investit le Manège de Vienne avec une grande formation pour L’Élixir d’amour. Chanté en français, le chef-d’œuvre de Donizetti mêle comédie, bel canto et émotion pure. Un opéra solaire où l’on ne risque qu’une chose : ressortir le cœur léger.

Après le succès populaire de La Traviata l’an dernier, la Cie Z’Opéra retrouve le Manège de Vienne pour son rendez-vous lyrique annuel avec une nouvelle grande production : L’Élixir d’amour de Donizetti.

Chanté en français et porté par une cinquantaine d’artistes professionnels, l’opéra-comique italien prend ici des airs de fête collective, entre énergie de troupe et générosité scénique assumée.

Créé en 1832, ce "mélodramma giocoso" demeure l’un des sommets du bel canto romantique.

Donizetti y mêle malice et tendresse, ironie et mélancolie, dans une intrigue faussement légère. Le candide Némorin, amoureux transi de la brillante Adine, croit trouver dans un breuvage vendu par le charlatan Dulcamara le secret du bonheur. On rit des illusions, mais l’émotion affleure, surtout lorsque résonne l’air mythique "Une furtiva lagrima", l’un des plus beaux solos pour ténor du répertoire.

Sous la direction artistique de Zoltàn Csekö et la baguette de Frédéric Rouillon, la distribution réunit Marion Grange (Adine), Rémy Poulakis (Némorin), Andoni Etcharren (Dulcamara) et Véronique Pain (Jeannette). Une production à grande formation qui promet couleurs orchestrales, chœurs enlevés et esprit de comédie. L’Élixir d’amour, au fond, n’est qu’un prétexte : celui de rappeler que le lyrisme peut encore être un antidote joyeux à la grisaille.

Infos
Les 27 et 28 février à 20h30 et le 1er mars à 15h
Manège de Vienne
De 17 à 39 euros. Réservations en ligne

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