Une évidence pour Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, réunis à Lyon par Piano à Lyon pour un récital qui promet autant d’intimité que de déploiement orchestral. Vendredi 16 janvier, à la Salle Molière, le duo redonne toute sa force expressive à un répertoire exigeant, de Schubert à Ravel.
Inséparables depuis leur rencontre au Conservatoire de Moscou en 2007, les deux pianistes ont fait de cette forme de jeu partagé leur terrain d’excellence. Loués par The Guardian pour "l’intimité électrisante" de leurs interprétations, ils abordent le piano à quatre mains comme un art de la fusion. "Penser ensemble, respirer ensemble", résume Samson Tsoy : une proximité qui transforme l’instrument en espace commun, presque organique.
Le programme traverse des univers contrastés : la vitalité rythmique du Divertissement à la hongroise de Schubert, les couleurs chatoyantes de la Rhapsodie espagnole et de Ma Mère l’Oye de Ravel, jusqu’à la poignante Fantaisie en fa mineur D. 940. Autant de partitions où l’énergie collective du duo fait surgir clarté, tension et abandon.
Habitués des grandes scènes internationales comme le Carnegie Hall ou le Konzerthaus de Berlin, Kolesnikov et Tsoy cultivent aussi des formats singuliers, investissant lieux atypiques et dialogues entre musique, architecture et arts visuels. À Lyon, ils promettent une soirée où la virtuosité s’efface derrière l’évidence du partage musical.