Révélé au tournant des années 2010 avec Colour Of The Trap, disque gorgé de mélodies solaires et de riffs nerveux, il s’est imposé comme l’un des héritiers les plus crédibles de la tradition pop britannique, quelque part entre les Kinks, T. Rex et l’ombre bienveillante des sixties.
Mais Miles Kane n’est pas qu’un styliste nostalgique. Son parcours est aussi celui d’un musicien collectif, façonné par les collaborations — au premier rang desquelles The Last Shadow Puppets, aventure partagée avec Alex Turner, où l’orchestration flamboyante et les cavalcades rétro ont trouvé un écrin théâtral. En solo, Kane a depuis affiné son écriture, gagnant en nervosité ce qu’il a parfois abandonné en ornement.
Sur scène, le Britannique excelle dans un format resserré, sans fioritures inutiles. Les chansons claquent, les guitares prennent le devant, et l’énergie reste résolument frontale. À l’Épicerie Moderne, salle idéale pour ce rock de proximité, Miles Kane promet un concert sans pose ni distance ironique, fidèle à cette pop racée qui préfère l’élan à la démonstration.
Un retour à l’essentiel, où le rock anglais retrouve sa fonction première : faire vibrer, simplement, élégamment.
Infos
Le 20 février à 19h30. L'Épicerie Moderne, Feyzin. De 7 à 29 euros.