Dans cette salle intimiste du 2e arrondissement de Lyon, la parole, la voix et le récit continueront d’occuper une place centrale, à travers une saison riche de 17 spectacles, dont dix créations.
Cette année, le théâtre mettra particulièrement à l’honneur de grandes figures féminines qui ont marqué l’histoire et les imaginaires. Gisèle Halimi, Sarah Bernhardt, Colette, Jeanne d’Arc ou encore la cantatrice et performeuse Cathy Berberian traverseront la programmation, aux côtés de nombreuses artistes contemporaines : autrices, metteuses en scène, musiciennes, danseuses et chorégraphes qui participent aujourd’hui au renouvellement des écritures scéniques.
Parmi les temps forts annoncés figurent plusieurs créations très attendues. Le public pourra notamment découvrir L’Inouïe – en quête de Cathy Berberian, nouvelle création maison mise en scène par Damien Gouy, mais aussi Les conséquences du réchauffement climatique, porté par Vincent Villemagne, ou encore Le temps à nos pieds, imaginé par Marion Piqué et Géraldine Bénichou.
La musique occupera également une place privilégiée. Dès la rentrée, le festival Voix en folie ouvrira la saison avant une série de propositions mêlant théâtre et musique. Grégoire Blanchon revisitera notamment l’esprit du music-hall, tandis que La Mauvaise Troupe se verra confier une carte blanche festive en fin de saison. Plusieurs spectacles musicaux destinés au jeune public viendront compléter cette programmation.
Fidèle à son engagement en faveur de l’émergence artistique, le théâtre poursuivra également les activités de sa Fabrique des Imaginaires, dédiée à la poésie, au théâtre musical et à l’accompagnement de nouveaux talents. Les partenariats avec l’Espace Pandora, le Conservatoire de Lyon, Quais du Polar, la librairie L’Œil Cacodylate ou encore le festival Karavel seront renouvelés.
La transmission constituera un autre axe fort de cette saison. Aux ateliers théâtre du mardi soir s’ajouteront désormais des ateliers d’écriture organisés le lundi. Les actions en direction des scolaires se poursuivront, tandis que les Marronniers Nomades permettront à certaines créations de voyager hors des murs du théâtre, dans les médiathèques, les Ehpad ou d’autres lieux de proximité.
Avec ses cinq piliers revendiqués – oralité, émergence, mémoires plurielles, territoires et transmission – le Théâtre des Marronniers confirme ainsi son ambition : être un lieu d’exploration artistique ouvert sur la cité, où les voix d’hier et d’aujourd’hui dialoguent librement. Une saison placée sous le signe de la curiosité, de l’engagement et de la liberté de création.