La cérémonie se tiendra vendredi 13 mars à 18h30, rue du Premier-Film, en présence de l’équipe du long-métrage sorti il y a un an.
Troisième film réalisé par Franck Dubosc, Un ours dans le Jura marque un tournant assumé dans la carrière de l’acteur, longtemps identifié comme l’une des figures majeures de la comédie populaire française. Avec cette comédie noire aux accents de film noir, tournée dans des paysages enneigés, le cinéaste explore un registre plus sombre et décalé, revendiquant l’influence des frères Coen tout en conservant un humour singulier.
Sorti en salles le 11 janvier 2025, Un ours dans le Jura a rencontré un succès notable, réunissant près d’un million et demi de spectateurs, devenant ainsi le troisième plus gros succès français de l’année. Le film a également séduit la critique par son audace narrative, son humour mordant et l’interprétation de son trio principal, composé de Franck Dubosc, Laure Calamy et Benoît Poelvoorde.
Après Tout le monde debout et Rumba la vie, déjà salués pour leur sensibilité et leur qualité d’écriture, ce nouveau long métrage confirme l’ancrage de Franck Dubosc comme réalisateur à part entière, capable de naviguer entre burlesque, polar et satire sociale.
Une distinction ancrée dans l’histoire du cinéma lyonnais
Le Prix Jacques Deray célèbre chaque année un film français s’inscrivant dans la tradition du cinéma policier, du film noir ou du thriller, en hommage au réalisateur lyonnais Jacques Deray, disparu en 2003, à qui l’on doit notamment La Piscine, Borsalino ou Un papillon sur l’épaule. Le prix a été créé à l’initiative de l’Institut Lumière, en collaboration avec Agnès Vincent-Deray et Laurence Deray, respectivement la veuve et la fille du cinéaste.
Comme le veut la tradition, la remise du prix sera précédée, le même jour à 16h, de la projection d’un film de Jacques Deray. Cette année, le public pourra redécouvrir Netchaïev est de retour, thriller rare porté par Yves Montand, Vincent Lindon, Miou-Miou et Patrick Chesnais, dans une copie proposée par TF1 Studio.
Au fil des années, le Prix Jacques Deray s’est imposé comme une distinction reconnue du cinéma français, récompensant des œuvres marquantes telles que Anatomie d’une chute de Justine Triet, La Nuit du 12 de Dominik Moll ou encore Polisse de Maïwenn.