Lagon Nwar : un lagon sonore entre continents et mémoires à Oullins

Lagon Nwar : un lagon sonore entre continents et mémoires à Oullins
DR Aurore Fouchez

Quelque part entre La Réunion, Ouagadougou, Paris et les bords invisibles d’un lagon sans rivage, Lagon Nwar tisse une musique qui refuse les frontières.

Le quartet, composé de la chanteuse réunionnaise Ann O’aro, le saxophoniste Quentin Biardeau, le bassiste Valentin Ceccaldi, et le batteur-percussionniste/chanteur Marcel Balboné, forge une terre sonore unique où maloya, afro-jazz et pop européenne cohabitent et s’entrechoquent.

Leur musique se nourrit des racines et des diasporas, comme des langues qui s’entremêlent : créole, français, bissa ou mooré se répondent et se superposent dans un métissage assumé.  

Cette création collective ne se contente pas d’aligner des sonorités exotiques : elle convoque des mémoires plurielles et des histoires intimes. Ann O’Aro, artiste reconnue pour sa poésie vocale et ses engagements, apporte une voix incandescente et habitée, héritée de ses propres explorations musicales et personnelles.   Le saxophone et les synthétiseurs de Biardeau dialoguent avec la basse profonde de Ceccaldi, tandis que les percussions de Balboné ancrent le tout dans une pulsation engagée et organique : le groupe cherche moins à catégoriser qu’à fusionner.

Au Théâtre de la Renaissance à Oullins, Lagon Nwar promet d’investir l’espace comme une étendue vivante plutôt qu’une scène figée : courant sous la peau des rythmes et des voix, un souffle d’intensité qui va de la poésie à la transe, de la douceur aux brusques éclats.

Leur premier album, paru en 2025 sur le label Airfono, avait déjà attiré l’attention pour cette capacité à dessiner des paysages sonores à la fois puissants et sensibles.  

Ce concert est donc l’occasion d’entrer dans l’univers singulier d’un collectif qui refuse l’enfermement stylistique et géographique, et qui préfère ciseler un groove bouillonnant, fragile et métissé. À travers leurs compositions, Lagon Nwar offre une cartographie sonore nouvelle, faite de routes invisibles, de langues croisées et d’harmonies éclatées : un véritable voyage au cœur de sons qui ne se conforment à rien d’autre qu’à leur propre liberté.

Infos

Le 3 février à 19h.

Théâtre de la Renaissance, Oullins.

De 6 à 30 euros.

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