Min el Djazaïr suit Babeth, rattrapée par l’Algérie des années 50 : la plage, la Casbah, les étoffes et surtout les silences des anciens. À travers deux sœurs, la compagnie Hékau tisse un récit d’exil où l’intime rejoint le politique.
Théâtre d’ombres, vidéos et musique électro-acoustique composent un paysage fragile, traversé de percussions arabes et de chants. Les silhouettes manipulées à vue semblent flotter entre deux rives, comme ces identités sommées de choisir un camp.
Un spectacle délicat, qui murmure plutôt qu’il n’assène, et laisse longtemps vibrer la question : que garde-t-on de son enfance quand tout a basculé ?
Infos
Min el Djazaïr
Le 2 avril à 19h
Théâtre de la Renaissance, Oullins. De 6 à 30 euros.