Adèle et Samy vivent dans l’attente impossible du retour de leur enfant disparu.
Dans cette maison figée, les gestes du quotidien deviennent rituels, presque incantatoires, pour conjurer l’absence. Peu à peu, le réel vacille. Lui s’abandonne à des hypothèses inquiétantes, elle s’enferme dans une peur diffuse. Le couple dérive, pris dans un récit fragmenté où souvenirs, fantasmes et angoisses se mêlent. L’ombre de David Lynch plane sur cette fable sombre.
Portée par le texte sensible de Marine Chartrain et une mise en scène immersive signée Louen Poppé, la pièce déploie un univers visuel et sonore travaillé. Une expérience troublante.
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Le soleil brille pourtant
Du 2 au 13 juin à 19h30 ou 20h.
Théâtre des Célestins, Lyon 2. De 9 à 29 euros.