Si la justice m’était contée : le barreau entre en scène aux Célestins

Si la justice m’était contée : le barreau entre en scène aux Célestins

Et si le droit devenait matière à spectacle ? Le 22 juin, le Théâtre des Célestins accueille Si la justice m’était contée, une création singulière portée par 18 étudiants du Collège de droit de l’Université Jean Moulin Lyon III. Ici, les futurs avocats quittent les amphithéâtres pour les planches, transformant la justice en récit vivant, chanté et incarné.

Le spectacle adapte 21 textes issus du recueil Je défends…! de Sofia Soula-Michal, avocate au Barreau de Lyon, qui détourne chansons et œuvres populaires vers l’univers judiciaire. Ne me quitte pas de Jacques Brel devient Ne me coupe pas, Le Déserteur de Boris Vian se transforme en Le Défenseur, tandis que l’héritage de Dalida ou d’Arthur Rimbaud nourrit des plaidoyers inattendus.

Coécrite avec Me Yanina Castelli et Chrystelle Gazeau, la pièce suit le parcours d’une étudiante rêvant de devenir avocate, confrontée peu à peu aux réalités du métier, entre idéal, désillusion et engagement. Le projet joue habilement du décalage entre références populaires et langage juridique pour rendre le droit plus accessible, loin des clichés austères qui l’entourent.

Accompagnés par des comédiens des Célestins et des musiciens professionnels, les étudiants donnent au spectacle une dimension à la fois pédagogique et sensible. Soutenu par l’Université Lyon III, le Barreau de Lyon et la Ville de Lyon, l’événement s’adresse aussi à un jeune public, invité à découvrir autrement les métiers de la justice.

Au-delà de la scène, Si la justice m’était contée revendique enfin une dimension solidaire : l’intégralité des recettes sera reversée à plusieurs initiatives favorisant l’accès au droit et à la justice.

Infos

Le 22 juin à 20h.

Théâtre des Célestins, Lyon 2.

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