Avec Rosalía, le flamenco a quitté le musée pour entrer en collision avec le présent. Révélée par El Mal Querer (2018), album concept inspiré d’un roman médiéval, la chanteuse catalane a dynamité les codes traditionnels en y injectant trap, R&B et production électronique. Puis est venu Motomami (2022), manifeste hybride, audacieux, imprévisible, qui a confirmé son statut de figure mondiale.
Rosalía ne se contente pas de chanter : elle façonne des univers. Chorégraphies millimétrées, esthétique ultra-contemporaine, voix capable de passer du cante jondo à l’autotune le plus radical — chaque concert devient une performance totale. Entre culture populaire et avant-garde, elle incarne une génération qui refuse les étiquettes.
Le 16 mars, à la LDLC Arena (déjà complet), le public lyonnais assistera à plus qu’un live : une transformation en direct. Rosalía ne revisite pas la tradition, elle la projette vers l’avenir. Et l’époque, déjà, s’en souvient.
Infos
Le 16 mars à 20h. LDLC Arena, Décines-Charpieu. Complet.