Depuis le début des années 2000, l’artiste jamaïcain a imposé le dancehall sur les radios du monde entier, transformant une musique locale en langue pop universelle. Get Busy, Gimme the Light, Temperature : des tubes planétaires issus notamment de l’album Dutty Rock (2002), récompensé par un Grammy Award, qui ont durablement redéfini les contours du dancefloor mainstream.
Mais Sean Paul n’est pas qu’un fournisseur de hits efficaces. Il est aussi l’un des premiers artistes caribéens à avoir su naviguer entre cultures, multipliant les collaborations avec Beyoncé, Rihanna, Dua Lipa, Sia ou Major Lazer, sans jamais renier son flow jamaïcain ni ses racines dancehall. Sa force : une capacité à rendre la langue secondaire, le rythme prioritaire, et le corps souverain. Peu importe de tout comprendre ou non à ce qu'il raconte, l’essentiel se joue ailleurs, dans l’énergie brute et la pulsation.
En concert, Sean Paul transforme la salle en fête XXL, calibrée mais généreuse, où la nostalgie des années 2000 croise une efficacité toujours intacte. À la LDLC Arena, l’icône promet une soirée solaire et irrésistible, rappelant que certaines musiques n’ont pas besoin de traduction pour rassembler.
Infos
Le 22 février à 20h. LDLC Arena, Décines. De 54,80 à 73,50 euros.