Celui que l’on surnomme le "Black Jacques Brel" s’était fait rare après La Nuit du Réveil en 2019. Six ans plus tard, il dévoilait Lafiya Sessions, une mixtape foisonnante rassemblant près d’une vingtaine d’invités, de Dinos à Luidji, en passant par Dosseh et Jok’Air. Comme pour témoigner de l’empreinte qu’il continue de laisser sur plusieurs générations d’artistes. Une manière de rappeler qu’Oxmo reste un repère, un passeur, une autorité poétique dans un rap qui n’a cessé de se transformer. Un daron en somme.
Né au Mali et élevé dans le XIXe arrondissement parisien, Oxmo Puccino a construit depuis les années 1990 une œuvre unique. Formé au sein du collectif Time Bomb aux côtés de Lunatic, Pit Baccardi ou X-Men, il impose très vite une écriture singulière, faite d’images, de récits et de mélancolie. Opéra Puccino, disque d’or, confirme un style inclassable : une manière d’habiter la langue et de décrire la réalité qui dépasse les frontières du rap. Suivront des albums devenus références comme L’Amour est Mort ou Cactus de Sibérie.
Cette nouvelle tournée, annoncée comme l’une des dernières de l’artiste, se veut un moment de communion. Oxmo Puccino entend revisiter trente ans de création. Pour un public qui l’a toujours considéré comme un maître du verbe, ce rendez-vous sonne comme l’occasion de célébrer un artiste qui a façonné le rap français. Et qui, avant de refermer le chapitre, choisit d’offrir une dernière étreinte musicale.
Infos
Le 30 janvier à 20h.
Le Radiant-Bellevue. De 28 à 40 €