Lujipeka en concert à Villeurbanne : "La tournée va avoir une autre saveur"

Lujipeka en concert à Villeurbanne : "La tournée va avoir une autre saveur"
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Le 6 février, l’ancien membre du collectif Columbine, Lujipeka, viendra présenter son deuxième album solo "Brûler Paris" sorti en octobre dernier, et c’est au Transbordeur qu’il a fait le choix de lancer une année entière de tournée qui s’achèvera à l’Accor Arena.

En concert au Transbordeur à Villeurbanne, le vendredi 6 février prochain, Lujipeka, de son vrai nom Lucas Taupin et ancien membre du collectif à succès Columbine, viendra défendre un deuxième album solo "Brûler Paris" sorti en octobre dernier. Après avoir été certifié disque de platine sur son premier projet après la séparation du collectif qui l’a fait connaître, Lujipeka reste le dernier membre de ce groupe d’amis à travailler dans la musique aujourd’hui. Pour Lyon Poche, il se confie à quelques jours du lancement de sa grande tournée.

Lyon Poche : Depuis que tu as quitté Columbine et que ça s'est arrêté avec ce collectif, qu'est-ce qui s'est passé pour toi dans ta vie ?

Lujipeka : La fin du groupe, ça commence déjà à remonter, c’était en 2019, donc très vite j'ai rebondi sur ma carrière solo en sortant mon premier album "Montagnes Russes" qu'on a défendu pendant presque trois ans. Ça représente beaucoup de tournées, c'est un album qu'on a énormément défendu et qui a fini disque de platine. On a fait une centaine de dates autour de ce projet, dont le Zénith de Paris et plein d’autres choses très cool. J'ai choisi de continuer cette aventure après "Montagnes Russes" mais j’ai quand même pris une pause entre deux, avant de me remettre au taf et retourner en studio où j'ai fait l'album "Brûler Paris", qui est sorti en octobre dernier, et là on s'apprête à repartir en tour.

LP : Pourquoi avoir fait le choix de partir en solo ? 

L : Parce qu'en vrai, au sein du groupe, on était tous assez d'accord qu'on avait un peu bouclé la boucle, qu'on avait fait tout ce qu'on voulait faire à travers les trois albums qu'on a sortis. Chacun était prêt un peu à, à prendre son envol, et aujourd’hui, je suis le dernier à faire encore de la musique, tous les autres sont sur des projets différents, qui vont de jeux vidéo à design, et à plein de choses. Mais moi, j'avoue, j'ai toujours cette fibre dans la musique à fond.

LP :  Le 1er octobre dernier, tu as sorti ton deuxième album solo, "Brûler Paris" où tu racontes comment la capitale a pu te décevoir dans tes rêves ou dans tes galères, mais aussi comment ça a pu relancer ton inspiration. En quoi, pour toi, c'était important de parler de ça à travers cet album ?

L : Je trouve que la capitale, Paris, c'est une métaphore un peu du succès, de plein de choses, des illusions qu'on peut se faire dans la vie. Pourquoi c'était important ? Parce que du coup, après l'aventure "Montagnes Russes", j'étais lessivé, j'ai pris une pause, j'étais un peu perdu, je savais plus trop comment reprendre, quelle musique je voulais faire, ni comment… Tout simplement, j'ai raconté l'année que j'ai passée en 2024, où il s'est passé un tas de choses assez intenses dans mon rapport à la vie, que ce soit ma vie d’artiste ou ma vie personnelle. Ça parle de rupture aussi, ça parle de plein de sujets assez lourds que j'ai traversés à cette époque. Je voulais en faire un album très perso, qui raconte du vécu.

Lyon Poche : Tu t'es fait connaître avec Columbine entre 2014 et 2019, il y avait vraiment un gros engouement autour de vous et de vos albums. Est-ce qu'aujourd'hui, dans ta carrière solo, tu recherches à avoir ce même engouement ou tu souhaites te resserrer à une fanbase plus fidèle ?

L : J'aime bien que ma musique touche beaucoup de personnes, c’est quelque chose qu'on a atteint sur le premier album solo qui était quand même une première aventure. C'est un album qui a fait platine, que j'ai poussé jusqu’au Zénith de Paris. Là, on a ouvert un Accor Arena Bercy, à Paris, donc oui, j'ai toujours cette ambition de viser le plus haut possible. Après en studio, je réfléchis pas aux chiffres, là je voulais mettre un peu la musique et l'art au premier plan et après voir comment les gens suivent, comment les gens prennent ce nouveau délire.

Lyon Poche : Dans l'ensemble de ta carrière, si tu devais choisir un seul projet qui t'a vraiment marqué musicalement, mais aussi pour tout ce que ça a pu t'apporter autour, ce serait lequel ?

L : Je suis obligé de dire "Brûler Paris", le dernier, parce qu'en vrai l'aventure autour de celui-là, toute la création, ça a été mon envol. J'ai monté mon label en indépendant avec ce projet, et c’est un travail qui m'a quand même permis de grandir artistiquement, dans la façon de faire les choses, d'écrire, dans la composition, et dans pleins de choses. Donc, je pense que c'est peut-être celui qui m'a fait le prendre le plus, entre guillemets, de maturité artistique, et je sens qu'il y aura vraiment un avant et un après ce projet-là. Je suis déjà de retour en studio pour préparer d'autres choses, mais je sens que j'ai beaucoup appris en le faisant et je sens que même la tournée va avoir une autre saveur.

Lyon Poche : Tu viens en concert à Villeurbanne le 6 février, juste à côté de Lyon, qu’est ce que tu attends de ton public lyonnais ?

Franchement, Lyon, c'est souvent dans les meilleurs concerts donc je suis très content de commencer par là. Pour moi c’est Lyon, la Bretagne et Lille aussi, qui sont chauds. J’attends que les gens soient au rendez-vous, que ce soit une bête d'ambiance et je sens que ça va bien se passer. En plus c'est cool la première date, c'est toujours assez symbolique, c'est là où on va vraiment tester ce qu'on est en train de préparer depuis des semaines.

Propos recueillis par Tom Noiret

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