Suzane au Transbordeur : la scène comme terrain de danse

Suzane au Transbordeur : la scène comme terrain de danse
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Elle aurait pu poursuivre une carrière de danseuse classique. Suzane a préféré bifurquer. Quitter les pointes, quitter le lycée, et faire du corps un instrument total, au service d’une pop électronique engagée.

Révélée au grand public en 2020 lorsqu’elle reçoit la Victoire de la Musique de la Révélation scène, l’artiste s’est imposée moins par les classements que par le live. Son premier album Toï Toï posait déjà les bases : textes frontaux, pulsations synthétiques, urgence du mouvement. Mais c’est en festival, de scène en scène, que Suzane a forgé sa réputation, jusqu’à devenir l’une des performeuses les plus attendues de sa génération.

Depuis, la chanteuse a confirmé avec Caméo (2022), disque plus personnel et plus politique, où la danse n’est jamais décorative mais viscérale. Sur scène, chaque titre devient un manifeste en mouvement : on y parle d’écologie, de féminisme, de corps surveillés, sans jamais sacrifier l’énergie collective. Suzane chante, danse, transpire, et embarque le public dans une transe pop aussi lucide que jubilatoire.

Au Transbordeur, cette mécanique scénique prend toute son ampleur. Lumières millimétrées, beats implacables, présence physique totale : Suzane ne se contente pas de faire danser, elle entraîne. Celle qui rêvait autrefois de suivre une trajectoire tracée impose aujourd’hui la sienne : libre, incarnée, et résolument tournée vers l’autre. Une soirée où le mouvement devient langage commun.

Infos

Le 23 janvier à 19h. Transbordeur, Villeurbanne. Complet.

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