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Cette semaine, peu de sorties cinéma comme toujours en période de Festival de Cannes. “Gastby le Magnifique” fait à la fois l’ouverture sur la Croisette et une partie de la programmation dans nos salles (les critiques américains jugent le film décevant).Encore un long week-end ! on ne vous propose pas de le consacrer aux vieux en bossant lundi car il est plein de bonnes surprises. Avec l’universalité de la Pentecôte qui coïncide avec cette arrivée de l’Esprit Saint sur les toits de Myrelingues, on va même parler toutes les langues ! Y a pas plus cosmo que le Campus de la Doua qui accueille la 39ème édition des 24 heures de l’INSA, le plus grand festival étudiant gratuit d’Europe. Au programme des épreuves sportives telles les 24 heures en solex qui avaient donné leur nom à l’événement mais aussi de la zik, des animations et beaucoup de rigolade.
Il fallait le dégoter ce week-end guinéen au “Toï Toï le Zinc“, toujours à Villeurbanne avec Wamali Percussions et Don Nyama + des stages + des masterclass “Africa” ! La petite boussole de Lyon Poche va s’affoler et indiquer la direction de Saint Fons et du théâtre Jean Marais pour un Fado d’Abril avec Carinna Salavado que l’on espère pas trop nostalgique. Par ici les petits mouchoirs, il faut aller les yeux secs lundi à Comédie Odéon pour un prometteur “O’Paradis Disco”, la revue 80’s. Qui a dit que les années 80 c’était bien mais en musique seulement ! A vérifier. Bien mondialiste cette “Saison au Congo“, une pièce de Christian Schiaretti à partir des textes de l’universel poète Aimé Césaire, jouée au TNP de Villeurbanne.
Mais le gros événement de week-end, c’est ce samedi la 9ème édition de la Nuit européenne des Musées. Débutez votre parcours au Musée Gallo-Romain rafraîchi par un spectacle de danse réalisé en partenariat avec la Maison du même nom. Gardez une petite place pour les Archives Municipales dont l’expo “Lyon et l’Olympisme“ affiche les couleurs du monde. Et si tous ses plans vous gonflent, il reste quelques places pour aller en famille pour aller vibrer en famille à la Halle Tony Garnier. On a droit au spectacle musical événement “les Amants de la Bastille“ ou comment scénariser l’idylle de deux jeunes amants dans les tourments de la révolution française.
Rétrospective Jacques Demy
Actuellement fêté à la Cinémathèque Française, Palme d'or au Festival de Cannes en 1964 pour les "Parapluies de Cherbourg", Jacques Demy a une place à part dans le cinéma français.
Depuis "Lola" en 1960, son passage Pommeraye à Nantes et Anouk Aimée en guépière à "Trois places pour le 26" avec Yves Montand, l'Institut Lumière nous invite à une redécouverte de l'intégralité de ces films : "La Baie des Anges" où Jeanne Moreau en blonde peroxidée accro au jeu, le cultissime "Les Demoiselles de Rochefort" avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Gene Kelly, "Peau d'Ane", sa fée des Lilas (Delphine Seyrig), et son roi (Jean Marais) qui se déplace en hélicoptère… Mais aussi des films plus rares pour "Le joueur de flûte" ou son premier moyen-métrage "Le Sabotier du Val de Loire". En parallèle, seront projeté 3 films réalisés sur Jacques Demy par sa compagne Agnès Varda. Voici l'occasion de découvrir ou redécouvrir sur grand écran le travail d'un cinéaste majeur !
Depuis "Lola" en 1960, son passage Pommeraye à Nantes et Anouk Aimée en guépière à "Trois places pour le 26" avec Yves Montand, l'Institut Lumière nous invite à une redécouverte de l'intégralité de ces films : "La Baie des Anges" où Jeanne Moreau en blonde peroxidée accro au jeu, le cultissime "Les Demoiselles de Rochefort" avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Gene Kelly, "Peau d'Ane", sa fée des Lilas (Delphine Seyrig), et son roi (Jean Marais) qui se déplace en hélicoptère… Mais aussi des films plus rares pour "Le joueur de flûte" ou son premier moyen-métrage "Le Sabotier du Val de Loire". En parallèle, seront projeté 3 films réalisés sur Jacques Demy par sa compagne Agnès Varda. Voici l'occasion de découvrir ou redécouvrir sur grand écran le travail d'un cinéaste majeur !
Ô Carmen
Louis Bosis, jeune chanteur lyrique, rêve de jouer dans Carmen et passe une audition… Miracle, le voici retenu ! Sauf que ce sera pour jouer la doublure du rôle principal Don José. Nous voici embarqués avec lui dans l’aventure de la création du spectacle qui ne va pas sans espoirs ni difficultés. Caprices des uns, folie des autres, chanteur aphone, doublure oubliée, metteur en scène laborieux, chef d’orchestre agacé… L’envers du décor vaut le détour, semblable à un cartoon des plus fous. Et ils sont nombreux, personnages hauts en couleur aussi touchants, bizarres que passionnés, à vouloir rendre voix à Bizet : artistes lyriques, costumier, techniciens, choristes, administrateur… Sauf que cette superproduction est jouée ici par un seul et unique comédien, chanteur et clown : Olivier Martin-Salvan, accompagné d’une pianiste.
Capriccio
Entre mot et son, texte et musique, qui a la prépondérance ? D’abord la musique, après le texte - Prima la musica, poi le parole - ou l’inverse ? Dans un château d’Ile-de-France, ce débat anime les échanges entre Olivier le poète, Flamand le musicien et Madeleine la belle et jeune comtesse, choisie comme arbitre par les deux créateurs. Sérénade à trois : les jeux de l’amour et du désir entre les personnages contrepointent et pimentent cette « conversation en musique » qui est aussi action par les mots. L’on voit aussi une brillante actrice (ayant vraiment existé) – la Clairon – dont le frère de la comtesse est épris ; La Roche, directeur de théâtre qui, lui, doit bien faire avec la musique et le texte, et satisfaire le public ; un souffleur oublié dans son trou, biennommé Monsieur Taupe. Mais le soir venu, Madeleine ne choisitpas,dumoinsenapparence: elle s’éloigne en fredonnant une mélodie composée pour elle par Flamand sur un sonnet d’Olivier... la mélodie, mais pas les paroles...








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