Producteur breton, il a surgi sur la scène électronique avec une proposition aussi simple qu’improbable : faire dialoguer techno, psy-trance et imagerie médiévale. Flûtes en feu, kicks galopants, BPM déraisonnables : la formule aurait pu rester un gimmick. Elle est devenue une signature.
Le succès de Perceval doit beaucoup à son sens du récit. Chaque morceau, chaque set fonctionne comme une mini-quête, avec montée dramatique, tension, résolution collective. La rave devient banquet, la piste de danse une cour des miracles où l’on se rassemble moins pour performer que pour communier.
Cette capacité à transformer le dancefloor en espace narratif explique en partie sa viralité : les réseaux sociaux se sont emparés de cette techno médiévale sous stéroïdes, multipliant mèmes et détournements.
Mais réduire Perceval à une "usine à memes" serait passer à côté de l’essentiel. Derrière l’armure, il y a un vrai travail de composition et de dramaturgie sonore. Les influences psy-trance structurent la transe, les motifs médiévaux servent de points d’ancrage émotionnels, et l’ensemble construit une expérience collective immédiatement lisible. En live, cette énergie se déploie sans second degré apparent : on danse, on sourit, on lâche prise.
Au Transbordeur, Perceval promet un banquet sonore sans ironie excessive, mais avec une joie communicative. Une techno qui assume le spectaculaire, sans cynisme, et rappelle que la fête peut aussi être un récit partagé. Hydromel non fourni, mais transe garantie.
Infos
Le 13 février à 19h.
Transbordeur, Villeurbanne.
Tarif : 28 euros